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Exclusif: derniers détails sur l’attaque du CCDO à Bouaké et des nouvelles du Sergent Amoudé !

Publié le : 11/01/2018Auteur : AFRIKATVCatégorie : Articles - Politique - sécurité

C’est le sujet de prédilection dans tous les maquis à Abidjan, la capitale economique de la Côte d’Ivoire: l’attaque de la base du CCDO à Bouaké. Les images spectaculaires de cette attaque sont visibles partout notamment sur les réseaux sociaux, mais au niveau de la Rédaction d’Afrikatv nous nous sommes particulièrement intéressés à certaines zones d’ombre qui entourent ce malheureux événement de début d’année.

Moins de neuf éléments présents au siège du CCDO à Bouaké !

Si selon la déclaration du Chef d’Etat major des armées de Côte d’Ivoire, l’attaque contre la base du CCDO située dans le quartier Sokoura aurait été menée par un groupe de militaires de Bouaké. Selon nos informations exclusives, les échanges de tirs auraient duré environ 4h de temps. Les témoins racontent une scène quasi apocalyptique. Mais face à ce groupe de militaires, il n’y avait “qu’une dizaine” d’éléments du CCDO peu équipés qui ont dû prendre la poudre d’escampette pour sauver leurs vies face à ce que l’un d’eux a qualifié de “déluge de feu”!

Lenteur inqualifiable ! 

Selon une source proche du CCDO et de l’Etat major ivoirien, l’incompréhension aurait gagné les rangs. La raison ? Le manque de réactivité de la hiérarchie. Les éléments basés à Abidjan ont mis par exemple plus de 3h de temps avant de récupérer le matériel (les armes) nécessaire pour riposter face aux assaillants. Une éternité pour ces éléments ( moins de dix) qui se trouvaient au siège du CCDO et qui subissaient la foudre de ces militaires lourdement armés.

Des structures aux bras cassés

La ville de Bouaké dispose de 5 camps militaires, le BAS, bataillon d’artillerie sol-sol, le 3è Bataillon d’infanterie militaire, le Génie militaire et la Base aérienne. À tout ceci il faut ajouter la Légion de gendarmerie et une préfecture de Police. Comment alors expliquer ce manque de réactivité de toutes ses structures ? Le sous-équipement d’une part et le manque de coordination des informations à remonter à la hiérarchie d’autre part. Et justement c’est sur ces points précis que le président ivoirien Alassane Ouattara ne décolère pas. D’énormes moyens ont été mis à la disposition des différents services de sécurité du pays mais malheureusement les bases ou casernes sont sous-équipées ou ont du mal à récupérer du matériel à temps pour faire face à des attaques.

Le Sergent Amoudé Traoré, ennemi public N°1 !

Les photos du Sergent Amoudé Traoré ( il n’est pas Lieutenant selon nos informations provenant de source crédible) font le tour des réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Tenu pour responsable des événements de ces derniers jours, il faut signaler que le mécontentement est aussi dans le rang des unités du CCDO. Selon une source proche de la base qui a été attaquée par les militaires, le Sergent Amoudé paye aussi dans ce dossier sa trop grande proximité avec non seulement certains hauts gradés, mais aussi avec des autorités à divers niveaux. Sur les images qui ont fait le tour des réseaux sociaux, on le voit poser en compagnie du président ivoirien Alassane Ouattara, du ministre de la Défense Hamed Bakayoko, du ministre
Amadou Koné des transports pour ne citer que celles là. Au niveau de l’Etat major, une source qui requiert l’anonymat est formelle: ” on ne peut pas en tant que Sergent au sein d’une unité, ignorer ses supérieurs, envoyer des SMS aux autorités ou les appeler directement pour remonter des informations. Il y a une discipline et lorsqu’on ne la respecte pas, on assiste à ce que nous vivons depuis quelques jours; parce que des éléments ont préféré lever le pied face à ce qu’il se passe. Notre problème c’est que la politique a pollué les différents corps de notre armée. Toutes les autorités de notre pays appellent le Sergent Amoudé lorsqu’il y a un souci à Bouaké. Ce n’est pas logique”, nous confie t-il désabusé.

Suite de l’affaire du “soldat cocu”….

À la question de savoir si de possibles sanctions étaient prévues dans le cadre de cette affaire du soldat cocu, notre interlocuteur se veut lucide:” quel crime le Sergent Amoudé Traoré a-t-il commis ? Aucun. S’il faut sanctionner ou emprisonner tous les hommes qui draguent les fiancées d’autrui on ne s’en sortirait pas. À la minute où je vous parle il n’a commis aucun crime. Il faut plutôt se poser la question de savoir si un militaire a le droit d’user de son arme pour régler un conflit conjugal ? La réponse est évidemment Non. Je pense qu’il faut nuancer les faits et sortir de l’emballement médiatique et analyser les faits”, martèle notre interlocuteur.

Depuis les événements de la nuit du 4 au 5 Janvier et ceux de ce Mardi, les réunions se multiplient au plus haut sommet de l’Etat ivoirien à une vitesse inhabituelle. Le Chef de l’Etat ivoirien se tient régulièrement informé de la situation. D’importantes décisions pourraient être prises au cours des prochaines semaines.

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